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25/09/2012

François Hollande s'était engagé à renégocier le traité ! il doit respecter ses engagements ...

 

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 Non au traité d'austérité ! Référendum !

 

Tout au long de la campagne des élections présidentielle et législatives, le Front de gauche n'a eu de cesse que de montrer la voie du véritable changement avec les propositions de son programme « L'Humain d'abord ». Cette dynamique demeure intacte et veut continuer à mener le débat pour un changement de société…

 

Nous ne sommes pas des opposants mais des bâtisseurs.

Notre problème principal n’est pas de soutenir ou de nous opposer au gouvernement de la France. Nous voulons soutenir les efforts nécessaire pour rompre, pour changer, pour que l’esprit de défaite face aux marchés cède le pas à l’esprit de conquête d’un nouveau modèle social, économique, écologique, financier. Nous ne nous opposons pas à un gouvernement, nous combattons une politique, l’austérité, qui enfonce l'Europe dans la récession. Nous récusons un diagnostic erroné qui confond la crise de la dette avec le vrai mal, la crise du cancer financier qui ronge le travail. Nous refusons de nous plier à la confiscation de la souveraineté populaire par une classe financière qui possède tout : banques, marchés financiers, multinationales, et qui a déclaré la guerre aux démocraties et aux peuples. Leur arrogance politique ouvre la voie à de lourds dangers comme le montre le renforcement  des  extrêmes  droites xénophobes, nationalistes et attisent les intégrismes.

 

L'austérité n'est pas la solution.

Le choc budgétaire décrété par le Président de la République n'est pas, ne sera pas, le choc salutaire espéré par les Français. L'austérité appelle l'austérité, c'est la règle implacable des marchés. N'avons-nous donc rien appris des souffrances des peuples grecs, portugais, espagnols, allemands... ? La France, l’Europe ont besoin que se lèvent à la fois un front populaire de refus de l’austérité et un mouvement de renaissance pour une nouvelle démocratie économique et sociale.

 

Non à la régression sociale.

Les ultra-libéraux et la Commission de Bruxelles veulent sanctuariser les politiques d'austérité comme seul moyen d'atteindre l'objectif d'assainissement des finances publiques. Or, ces politiques déjà à l'œuvre dans nombre de pays de la zone euro (Grèce, Espagne, Portugal, Italie …) ne font qu'aggraver la régression sociale qui entretient durablement la récession économique.

 

Non au Traité Sarkozy-Merkel

Nous n’avons pas voté pour cela le 6 mai dernier. Nous avons tout au contraire fait le choix du changement, en France et en Europe. Il est faux d'affirmer comme le fait Jean-Marc Ayrault, que ce vote  donnerait plus de force au Président de la République sur la scène européenne. Au contraire, ce traité, qui aura des conséquences directes pour la vie quotidienne des familles populaires, est une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage.

 

Traité européen : il faut un référendum !

Nous n’acceptons pas qu’un traité européen impose aux peuples une politique de fracture sociale. Nous appelons la France à refuser la ratification du traité Sarkozy-Merkel. Nous appelons les parlementaires, nous appelons le président de la République qui s'était engagé à le renégocier, à respecter le mandat qu’ils ont reçu du peuple. Sur notre circonscription, la dynamique du Front de Gauche avec ses 10 %, a permis l’élection de Sébastien Denaja.

Nous proposons un grand débat public et contradictoire sur la nature même du traité budgétaire européen, de la règle d'or, des régressions démocratiques contre les États et les parlements. Nous demandons sa mise à disposition à l'ensemble des citoyen-ne-s afin qu'ils puissent juger par eux-mêmes. Ce processus démocratique doit être conclu par un référendum.

 

Un collectif, regroupant plus de 40 organisations syndicales, associatives et politiques,
appelle les citoyennes et citoyens à rejoindre les manifestations unitaires
pour une Europe solidaire et contre le Traité d’austérité…

Ensemble, exigeons un Référendum
Rassemblement
Samedi

29 Septembre 2012 à 11 h.
Place Aristide Briand à Sète

 

 

 

19/09/2012

journées parlementaires du front de gauche : discours de jean luc mélenchon !

journées parlementaires du front de gauche


Discours de Jean-Luc Mélenchon aux journées... par LCP

12/09/2012

Assemblée citoyenne du Front de Gauche "collectif de Sète"

 

assemblée citoyenne collectif de sète

 Assemblée citoyenne du Front de Gauche

 collectif de Sète

Jeudi 20 septembre à 18h00

la boule rouge bd de Verdun

( à coté du bar le Provençal )

    Menu de rentrée

1 - Avenir du Front de Gauche ( son évolution, son fonctionnement, les formes de militantisme etc...)

2 - La bataille dans le cadre des assemblées citoyennes sur le traité européen...    

 

19/07/2012

Quel mode d'organisation le Front de gauche doit-il promouvoir à sa base ?

TRIBUNES -   l'humanité du 13 Juillet 2012

Quel mode d’organisation le Front de gauche doit-il promouvoir à sa base ?

« L’esprit d’association entre égaux assure la confiance mutuelle »

Par jacques Bidet, philosophe.

Le Front de gauche souffre d’une contradiction qui pourrait sembler rédhibitoire.

Il est là pour appeler les citoyens à prendre le pouvoir et ses militants à prendre l’initiative, à rassembler pour lutter sur les lieux de vie et de travail. Et il s’est constitué en haut comme un cartel de partis et d’organisations.

Dans l’enthousiasme des présidentielles, cette contradiction a été surmontée. Un peu partout sont apparues des assemblées citoyennes qui ont perduré le temps de législatives. Nous avions un programme en commun. Un candidat en commun qui a su l’expliquer, l‘argumenter et le populariser. Une force nouvelle est apparue, ou réapparue, sur la scène politique française. Et il y a de bonnes raisons de penser qu’elle compte bien plus dans l’opinion publique que les 7% que lui accordent les législatives, et que le vrai repère n’est pas ses 11% présidentiels, mais bien les 15% qu’un beau jour lui donnèrent les sondages.

Il s’agissait des idées dont Jean-Luc Mélenchon s’est fait le porte-parole. C’est-à-dire une politique, ses raisons, ses justifications, dans des termes qui unissent les convictions communistes et celles d’une gauche radicale républicaine. Il s’est révélé dans cette campagne que les différences d’opinion s’étaient progressivement estompées. On a pu voir qu’une masse citoyenne, significative et diverse, se retrouvait dans les mêmes perspectives. Des centaines de milliers de personnes ont participé aux marches, aux meetings. Pour la plupart, de quelque façon des militants, sans être membres d’une organisation politique.

Mais vient l’heure du doute. Chacun comprend que le Front de gauche sera un acteur impuissant s’il ne sait pas rassembler cette force dans l’action sur tous les terrains. Comment maintenir vivant l’esprit des assemblées citoyennes? Comment trouver un mode d’organisation à la base qui inspire confiance à tous, un sentiment d’égalité et de responsabilité partagé, que l’on soit membre ou non d’un parti? Comment assurer un engagement dans le temps, un fonctionnement efficace? En réalité, nous n’avons guère le choix. Il n’y a qu’une solution. C’est la constitution d’associations locales, ouvertes à tous ceux et toutes celles qui veulent travailler dans le cadre des orientations du Front de gauche. La loi 1901 est assez souple pour que l’on trouve en chaque lieu la formule adaptée. On ne peut travailler ensemble sans des règles communes qui répartissent des droits et des devoirs. Et c’est cela, une association. Le Front de gauche n’est pas un parti. Il rassemble des organisations politiques qui n’ont nullement l’intention de fusionner. Et qui sont autant de trésors d’intelligence politique, des lieux de réflexion et de solidarité, qu’il est, pour longtemps encore, nécessaire de préserver. Le Front de gauche est une alliance au sommet. Il devra le rester, et même se renforcer et s’élargir encore, pour être capable de décision, de riposte, d’initiatives nationales et internationales. Mais il ne peut être à la base un simple rassemblement de bonnes volontés et de compagnons de route, ni de sections locales des organisations politiques. Des processus d’orientation et de décision laissant à celles-ci leurs prérogatives seront à mettre au point. Mais leur efficacité sera fonction de l’existence d’un vrai pouvoir en bas: d’un vrai désir et d’une vraie capacité de pensée et d’agir politique.

Le Front de gauche s’est fondé en haut. Il doit maintenant se fonder aussi en bas, s’engager, fort de son identité, dans un processus, sans précédent mais parfaitement plausible, au point où nous en sommes, de refondation à partir du bas, sous forme d’associations locales. Sans rien détruire de ses composantes, précieuses, partis et autres, mais en les inscrivant sur un fond de filet associatif. L’esprit d’association entre égaux assure la confiance mutuelle et l’engagement militant dans le temps. Il est proche de tout ce qui invente et qui bouge. C’est à travers cette culture d’association que l’on trouvera la synergie avec le militantisme de masse qui se déploie autour de nous, le militantisme des syndicats et autres associations. Il ne s’agit pas de faire du Front de gauche une association. Il est une alliance de partis et d’organisations. Mais parce qu’il n’est pas un parti, il ne peut être rassemblé en bas que par un esprit et une pratique d’association. Adhérer à son association du Front de gauche locale, ce n’est pas adhérer à un parti. Ce peut être, ou non, un premier pas en ce sens. Mais c’est déjà s’engager dans le temps pour la cause commune. Être reconnu comme tel. Si le Front de gauche n’est pas capable de ce genre d’audace, le vide se peuplera rapidement de protestataires indignés mais impuissants. Les Indignados sont aussi des nôtres, ils font partie de la bataille. Mais, si l’on veut ébranler le capitalisme, le pouvoir de la finance, il faut faire plus: s’organiser du local au national et à l’européen.

Par jacques Bidet, philosophe.