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22/03/2012

Lettre ouverte à Monsieur Frédéric Mitterrand Ministre de la culture,

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"Sébatien Andral et Les militants Front de Gauche devaient s'adresser hier soir à Frédéric Mitterand aux portes du Musée, pour l'interpeller sur la politique culturelle qu'il défend. Politique qui n'a rien à voir avec la conception qu'en avait Vilar.

En raison des tueries racistes de Toulouse et de Montauban, il a été décidé d'annuler cette interpellation au Ministre de la Culture. Cependant, nous ne pouvons rester silencieux sur cette opération médiatique autour de Vilar et nous publions donc cette lettre dans son intégralité, en demandant aux amis(es) de la relayer autour d'eux, merci."

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La jeunesse du centenaire Vilar…

Monsieur Frédéric MITTERRAND

Ministre de la Culture

Monsieur le Ministre,

Vous êtes à Sète aujourd’hui pour rendre hommage à Jean Vilar. Quoi de plus normal que de rendre hommage à un homme qui a consacré sa vie à rendre le «théâtre élitaire pour tous». L’homme attaché à une culture qu’il définissait ainsi «Le théâtre est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin… Le théâtre est donc au premier chef un service public. Tout comme le gaz, l’eau, l’électricité.»

 

Quel décalage avec la politique que vous incarnez Monsieur le Ministre, vous qui avez enlevé l’eau, l’électricité et le gaz au service public, vous qui prônez désormais «la culture pour chacun» en opposition à la «culture pour tous» (décriée, paraît-il par André Malraux, que vous citez en tronquant sans vergogne sa pensée). Vous avez oublié que Malraux disait «il faut que nous bâtissions une Maison de la Culture par département». Il revendiquait l’ambition budgétaire indispensable à ces réalisations. Par contre votre philosophie de la «Culture pour Chacun» est bien relayée dans cette ville qui tourne le dos à la démocratie culturelle, ce rêve que poursuivait Jean Vilar. Savez-vous que l'été dernier, le maire qui est à vos côtés a fermé un lieu d'éducation populaire dans un quartier où la culture est un élément indispensable à la cohésion des populations qui le composent. Le rêve de démocratisation culturelle, veut que les classes populaires accèdent à une offre artistique activement soutenue par les politiques publiques. Votre «Culture pour Chacun» privilégie la culture spectacle, la loi de l’audimat, l’individualisme. Ici, les festivals ont vocation de vitrines pour vendre Sète, les bilans que l’on en tire sont avant tout économiques et l’initiative associative marginalisée. Votre but c’est d’amoindrir le rôle de la puissance publique au profit des intérêts mercantiles, c’est de casser les solidarités au profit d’une politique qui voudrait opposer le peuple aux artistes et intellectuels. Votre dernier acte en tant que Ministre est d’ailleurs symbolique, puisqu’en décembre dernier vous avez signé un accord avec le MEDEF, accord portant sur «l’économie de la culture avec l’objectif de mettre en valeur les enjeux de la compétitivité et l’attractivité culturelle». Vilar très présent à vos côtés aujourd’hui ne pourrait que vous rappeler ce qu’il disait «J’appartiens à cette catégorie de gens qui pensent que l’argent est une chose grave»

 

Mercredi 14 mars, j’ai entendu au cours d’un débat à Pézenas les attentes des artistes, des créateurs, des acteurs culturels, des militants de l’éducation populaires et celles de citoyennes et citoyens. Leurs désirs c’est de réconcilier la Culture avec le peuple. L’exigence largement manifestée, au-delà de ce débat, par le monde des arts et de la culture, c’est de :

 

Transformer notre service public de la culture, original parce que non étatique, en donnant un nouvel essor aux politiques publiques, conjuguant une responsabilité partagée par l’État et les collectivités territoriales. Sur la base d’un vaste débat national et décentralisé, il s’agit de redéfinir les contenus, les finalités et les moyens des dispositifs d’aide à la création et des cahiers des charges des équipements culturels ; les statuts sociaux des artistes, les formes et les moyens de l’action culturelle dans le monde du travail comme en milieu urbain ; l’éducation artistique à l’école…

Réaffirmer et repenser notre ambition de démocratie culturelle en fondant de nouveaux liens entre, d’une part, la création artistique, indispensable à toute vision émancipatrice, et qui a besoin de libertés et de moyens accrus, et d’autre part, l’éducation populaire, à laquelle il faut donner un nouvel élan qui permette concrètement, à chacune et à chacun, à l’école, dans les entreprises, dans les villes et les territoires, non seulement d’«accéder», mais surtout de s’«approprier» et/ou de produire les arts, les savoirs et les pratiques sociales innovantes, de grandir et de s’émanciper dans le vivre ensemble et la solidarité de tous.

C’est par la refondation de cet alliage entre art et éducation populaire que pourront être retrouvés les chemins des désirs artistiques et culturels manifestés par Jean Vilar notamment quand il disait «L’art du théâtre ne prend toute sa signification que lorsqu’il parvient à assembler et à unir».

En tant que citoyen prétendant à une fonction législative, je suis porteur de ces exigences et je les défendrais devant la représentation nationale afin d’en finir avec la marchandisation des Arts et de la Culture.

Sébastien ANDRAL

Candidats du Front de Gauche dans la

 7ème Circonscription de l'Hérault

 et Valérie SERS Suppléante

Le 20 Mars 2012

 

11/03/2012

Culture et création : à Pézénas le 14 Mars un débat citoyen à ne pas manquer !

Sébastien Andral et Valérie Sers seront

Mercredi 14 Mars, 18 h Maison du peuple à Pézénas

pour assister au Débat citoyen

La culture et la création face à la crise : l'humain d'abord !

avec :

Alain Hayot : délégué national à la culture du Front de Gauche, Ethnologue, professeur à l'Université d'Aix-Marseille, vice-président chargé de la culture et de la recherche de la région PACA, 

Jean Pierre Bilski : professeur d'Histoire, auteur de "Repères sur les constructions culturelles des sociétés et civilisation"

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PROGRAMME

cliquez dessus pour lire

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Ce que dit le programme du Front de GAUCHE

et de son candidat commun Jean Luc Mélenchon

 L’état de la culture en France

La culture en France est tristement représentative de l’état général de la fonction publique sous la RGPP :

 précarisation des agents non titulaires, coupes budgétaires et phagocytage de crédits par des institutions illégitimes (l’heureusement éphémère Conseil de la création artistique), vente (écuries du palais impérial du Rhin à Strasbourg) ou reconversion forcée (Archives nationales, destinées à accueillir la Maison de l’histoire deFrance) d’édifices de grande importance historique ; partenariats de plus en plus étendus avec le privé et les multinationales, comme dans le cas de la numérisation des fonds de la Bibliothèque nationale de France par Google…

 S’ÉPANOUIR PAR LES ARTS, LA CULTURE, LES PRATIQUES CULTURELLES

 Nous mettons la culture au coeur du projet politique du Front de Gauche, parce qu’elle est la condition même de l’action politique, de la démocratie. Notre choix de civilisation repose sur la capacité de la personne humaine à penser, agir, s’émouvoir. La confrontation aux arts, aux sciences, à la réflexion permet de devenir un citoyen éclairé, exigeant et ouvert.

Rompre avec le projet culturel de la droite et la casse du service public de la culture implique d’ouvrir parmi le peuple un vaste débat démocratique en vue de refonder un grand service public de l’art, de la culture et de l’information.

Nous mettrons en chantier la refondation du service public de l’art et de la culture par une loi d’orientation et de programmation budgétaire, qui réaffirmera la responsabilité publique et nationale de l’État et construira une compétence partagée entre l’État et les collectivités territoriales. Nous aurons pour objectif de porter l’effort public à 1 % du PIB en une législature. Nous mettrons un coup d’arrêt au processus de marchandisation du service public de la culture et annulerons immédiatement, dans ce secteur aussi, la RGPP. Un vaste débat public, national, décentralisé et ouvert à tous les acteurs culturels comme à l’ensemble des citoyens, portera tout à la fois sur le sens de cette politique culturelle et sur les moyens nécessaires à sa réalisation. À cet effet, nous organiserons des Conférences régionales réunissant l’État, les collectivités territoriales, les professionnels et les citoyens.

Nous réaffirmerons le lien étroit entre le soutien à la création et l’appropriation sociale et citoyenne des oeuvres et des pratiques culturelles et artistiques. Cela passe par le renouveau de l’éducation artistique à l’école et de l’éducation populaire, dans la cité et l’entreprise.

Face à l’emprise des industries culturelles sur l’ensemble des activités des champs artistique, littéraire et médiatique, nous mettrons en place les régulations qui s’imposent et ferons, en toutes circonstances, prévaloir l’intérêt public, afin d’affranchir notre économie de la culture de la soumission à l’argent. Nous encouragerons le développement de l’économie sociale et solidaire.

Nous affirmerons la centralité du travail artistique et culturel au sein des politiques publiques en termes d’emploi, de droits sociaux, de statuts et de rémunérations. La réforme de 2003 du régime de l’intermittence sera renégociée avec les organisations professionnelles, pour mettre en place un système de protection pérenne et mutualiste. Plus généralement, la lutte contre la précarité dans les différentes professions artistiques, culturelles et de communication sera résolument entreprise. Nous abrogerons la loi Hadopi, créerons une plateforme publique de téléchargement, et engagerons une vaste concertation en vue de garantir le respect des droits, moraux et à rémunération, des artistes, auteurs et interprètes grâce à une mise à contribution des fournisseurs d’accès, des opérateurs de télécommunications et du marché publicitaire.

Nous proposerons une loi contre les concentrations dans la presse, les médias et l’audiovisuel, pour les libérer des logiques financières et du diktat de l’audimat, afin de leur permettre d’accomplir leurs missions au service du pluralisme de l’information et de la culture. Nous créerons un Conseil national des médias composé d’élus, de représentants des professionnels et des usagers, chargé de veiller au respect de la responsabilité publique et nationale, et de favoriser la création de coopératives de presse. Nous refonderons un Pôle public des médias et garantirons l’existence de médias associatifs et de la presse d’opinion.

Nous agirons pour doter l’Union européenne d’une authentique politique culturelle dotée des moyens correspondants, en vue de favoriser le dialogue des cultures et de renforcer les échanges entre artistes et acteurs culturels des États de l’Union. Nous poursuivrons et développerons le combat pour l’exception et la diversité culturelles.

Nous refonderons l’action culturelle extérieure de la France, sinistrée par cinq années de réductions budgétaires, de fermetures de Centres culturels français et de sites de l’Alliance française, au service de la création et de son partage, dans le cadre d’une mondialité du dialogue et de l’échange. Nous agirons pour la défense et le développement de la langue française.

La création artistique, l’action culturelle, l’éducation populaire, mais aussi la libre circulation des informations et des idées, la production et la diffusion des savoirs et des connaissances et leur appropriation par le peuple, sont des conditions majeures d’une transformation progressiste de notre société. Car il ne saurait y avoir d’émancipation politique sans émancipation culturelle.

10/03/2012

Fil de campagne : avec les salariés et les syndicats

 

à l'inauguration de la Maison des Syndicats de Frontignan

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12/02/2012

Le réalisateur Robert Guédiguian à Sète .....

Deux jours 3 films des moments riches et engagés.  Sébastien Andral a profité de ces moments pour échanger avec Robert Guédiguian sur la situation et l'avenir des salles de cinémas à Sète.

 

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Le midi LIbre du 12 février 2012 revient sur cette visite

 organisée à l'initiative de la jeune Association Cett'A.C.

 

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