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19/07/2012

Quel mode d'organisation le Front de gauche doit-il promouvoir à sa base ?

TRIBUNES -   l'humanité du 13 Juillet 2012

Quel mode d’organisation le Front de gauche doit-il promouvoir à sa base ?

« L’esprit d’association entre égaux assure la confiance mutuelle »

Par jacques Bidet, philosophe.

Le Front de gauche souffre d’une contradiction qui pourrait sembler rédhibitoire.

Il est là pour appeler les citoyens à prendre le pouvoir et ses militants à prendre l’initiative, à rassembler pour lutter sur les lieux de vie et de travail. Et il s’est constitué en haut comme un cartel de partis et d’organisations.

Dans l’enthousiasme des présidentielles, cette contradiction a été surmontée. Un peu partout sont apparues des assemblées citoyennes qui ont perduré le temps de législatives. Nous avions un programme en commun. Un candidat en commun qui a su l’expliquer, l‘argumenter et le populariser. Une force nouvelle est apparue, ou réapparue, sur la scène politique française. Et il y a de bonnes raisons de penser qu’elle compte bien plus dans l’opinion publique que les 7% que lui accordent les législatives, et que le vrai repère n’est pas ses 11% présidentiels, mais bien les 15% qu’un beau jour lui donnèrent les sondages.

Il s’agissait des idées dont Jean-Luc Mélenchon s’est fait le porte-parole. C’est-à-dire une politique, ses raisons, ses justifications, dans des termes qui unissent les convictions communistes et celles d’une gauche radicale républicaine. Il s’est révélé dans cette campagne que les différences d’opinion s’étaient progressivement estompées. On a pu voir qu’une masse citoyenne, significative et diverse, se retrouvait dans les mêmes perspectives. Des centaines de milliers de personnes ont participé aux marches, aux meetings. Pour la plupart, de quelque façon des militants, sans être membres d’une organisation politique.

Mais vient l’heure du doute. Chacun comprend que le Front de gauche sera un acteur impuissant s’il ne sait pas rassembler cette force dans l’action sur tous les terrains. Comment maintenir vivant l’esprit des assemblées citoyennes? Comment trouver un mode d’organisation à la base qui inspire confiance à tous, un sentiment d’égalité et de responsabilité partagé, que l’on soit membre ou non d’un parti? Comment assurer un engagement dans le temps, un fonctionnement efficace? En réalité, nous n’avons guère le choix. Il n’y a qu’une solution. C’est la constitution d’associations locales, ouvertes à tous ceux et toutes celles qui veulent travailler dans le cadre des orientations du Front de gauche. La loi 1901 est assez souple pour que l’on trouve en chaque lieu la formule adaptée. On ne peut travailler ensemble sans des règles communes qui répartissent des droits et des devoirs. Et c’est cela, une association. Le Front de gauche n’est pas un parti. Il rassemble des organisations politiques qui n’ont nullement l’intention de fusionner. Et qui sont autant de trésors d’intelligence politique, des lieux de réflexion et de solidarité, qu’il est, pour longtemps encore, nécessaire de préserver. Le Front de gauche est une alliance au sommet. Il devra le rester, et même se renforcer et s’élargir encore, pour être capable de décision, de riposte, d’initiatives nationales et internationales. Mais il ne peut être à la base un simple rassemblement de bonnes volontés et de compagnons de route, ni de sections locales des organisations politiques. Des processus d’orientation et de décision laissant à celles-ci leurs prérogatives seront à mettre au point. Mais leur efficacité sera fonction de l’existence d’un vrai pouvoir en bas: d’un vrai désir et d’une vraie capacité de pensée et d’agir politique.

Le Front de gauche s’est fondé en haut. Il doit maintenant se fonder aussi en bas, s’engager, fort de son identité, dans un processus, sans précédent mais parfaitement plausible, au point où nous en sommes, de refondation à partir du bas, sous forme d’associations locales. Sans rien détruire de ses composantes, précieuses, partis et autres, mais en les inscrivant sur un fond de filet associatif. L’esprit d’association entre égaux assure la confiance mutuelle et l’engagement militant dans le temps. Il est proche de tout ce qui invente et qui bouge. C’est à travers cette culture d’association que l’on trouvera la synergie avec le militantisme de masse qui se déploie autour de nous, le militantisme des syndicats et autres associations. Il ne s’agit pas de faire du Front de gauche une association. Il est une alliance de partis et d’organisations. Mais parce qu’il n’est pas un parti, il ne peut être rassemblé en bas que par un esprit et une pratique d’association. Adhérer à son association du Front de gauche locale, ce n’est pas adhérer à un parti. Ce peut être, ou non, un premier pas en ce sens. Mais c’est déjà s’engager dans le temps pour la cause commune. Être reconnu comme tel. Si le Front de gauche n’est pas capable de ce genre d’audace, le vide se peuplera rapidement de protestataires indignés mais impuissants. Les Indignados sont aussi des nôtres, ils font partie de la bataille. Mais, si l’on veut ébranler le capitalisme, le pouvoir de la finance, il faut faire plus: s’organiser du local au national et à l’européen.

Par jacques Bidet, philosophe.

08/07/2012

Hollande ne renégociera pas le pacte budgétaire.

Risque de passage en force !

Le Front de gauche se mobilise pour un référendum sur le pacte budgétaire européen.

Le Front de gauche a vivement réagi à l'information, révélée par le journal Le Monde, selon laquelle François Hollande et Jean-Marc Ayrault envisageraient de faire voter les députés et les sénateurs dès le mois de juillet sur le traité Sarkozy-Merkel.

" Ce passage en force, s'il avait lieu, serait inacceptable et contraire à l'un des engagements majeurs du candidat Hollande qui avait promis sa renégociation. Il est encore temps pour l'exécutif de se ressaisir et de ne pas se laisser imposer la règle d'or budgétaire, faite pour nous asservir aux marchés financiers", a réagi Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

François Delapierre a également dénoncé " cette pratique devenue banale, inaugurée par Nicolas Sarkozy avec le traité de Lisbonne en 2007",

"Si cela se confirmait, avec un vote précipité sans approbation populaire, cette décision donnerait une tonalité très négative à la mandature et renouerait avec le mois des "mauvais coups", déplore le délégué général du parti de gauche.

Déjà, seules les voix du Front de gauche s'étaient élevées sur les bancs de l'Assemblée nationale pour dénoncer " la transformation imminente des membres de l'hémicycle en "euro-potiches", selon l'expression du député Alain Bocquet!

André Chassaigne, président du groupe Front de gauche, a vivement interpellé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius en exigeant la tenue d'un référendum. Il a fait savoir que "les dix députés du Front de gauche ne voteront pas le traité européen ".

05/07/2012

EUROPE : Le Parti de la Gauche Européenne ( PGE) veut une refondation de l'UE

Le PGE, regroupant notamment le Front de gauche, Syriza, Die Linke ou Izquierda unida, a estimé le lundi 2 Juillet que " seules les banques sortent victorieuses " du sommet de l'Union européenne.

Dans un communiqué commun, ils ironisent sur le fait que les dirigeants européens  auraient, pour la 19ème fois depuis le début de la crise, sauvé l'Europe " " François Hollande déclare même que l'Europe est " réorientée" dans le bon sens.

C'est de la publicité mensongère ! " disent-ils.

" Le projet de pacte budgétaire sort intact de ce qui devait être une " renégociation" et le volet croissance de François Hollande n'a aucune valeur juridique ", écrivent notamment le président du PGE Pierre Laurent (PCF), Alexis Tsipras (Syriza), Paolo Ferrero (Rifondazione communista), Cayo Lara (Izquierda unida), ou Katia Kipping et Bernd Riexinger , coprésidents de Die Linke.

Pour eux, " qu'elles soient directes ou indirectes, financées par le MES ou non, toutes les soi-disant "aides financières" seront une nouvelle fois payées par les citoyens européens, via les coupes budgétaires et les attaques aux droits des travailleurs ".

" La vérité est la suivante : les négociations dans l'UE libérale se jouent à 27, mais c'est toujours les banques qui gagnent" soulignent-ils. Le PGE propose une " refondation de l'UE " pour sortir de la crise avec une " solution européenne pour les insoutenables dettes publiques existantes ", une modification du rôle et des missions de la BCE " pour encourager la création d'emplois et la formation, pas les spéculateurs", ainsi qu'une " banque publique européenne, financée par la BCE et la taxation des transactions financières ".

Ils veulent enfin " harmoniser par le haut les droits des travailleurs et tous les droits sociaux ".

02/07/2012

Union Européenne : Sous prétexte de l'adoption du pacte de croissance par le sommet des 27 à Bruxelles, le président de la République veut faire ratifier par le Parlement le traité budgétaire.

Cette décision a suscité de nombreuses réactions :

Ainsi, Pierre Laurent ( PCF) considère qu'il faut " renégocier comme promis, contrairement à ce qui s'est passé à Bruxelles, le pacte budgétaire européen, remettre la main sur les leviers du secteur bancaire avec la création d'un pôle public bancaire et financier pour mobiliser l'argent nécessaire, et engager une réforme fiscale très profonde ".

De son côté, Jean-Luc Mélenchon ( PG ) a estimé que la France " a fait de la figuration " et que " le nouveau pouvoir " de François Hollande avait ainsi " avalisé la politique européenne " de Nicolas Sarkozy. " Plus que jamais c'est au peuple de se prononcer et non pas à une assemblée où droite et socialistes vont voter sans discussion possible leur programme commun européen ", conclut-il.

Pour sa part, la Confédération européenne des syndicats ( CES ) estime que les mesures vont permettre " de gagner un peu de temps " mais restent nettement insuffisantes pour relancer l'économie et faire baisser le chômage. Elle explique que " le pacte pour la croissance ne prévoit rien de vraiment nouveau "! Pour l'essentiel, " il s'agit d'une utilisation améliorée des fonds européens et d'une mise en oeuvre de programmes déjà existants "!

Décidément, rien de nouveau !

Nous ne lâcherons rien!

Le combat continue!

 sete,union européenne,pacte de croissance,pacte budgétaire